19.09.2007

Le BlogMédias et Infos des Médias

1a32e43d37e229263e921b3f6f1f1b58.gifRetrouvez Le BlogMédias sur Infos des Medias. Le BlogMédias est désormais consacré aux archives des numéros de la revue Médias, que vous pourrez consulter et commenter à votre guise.
Dans le nouveau site collaboratif Infos des Medias, vous pourrez retrouver les archives du Blog mais aussi les contributions de tous les nouveaux auteurs du site.
Vous aussi vous pourrez y publier vos réflexions, critiques, remarques, soit de manière ponctuelle, soit en étant auteur régulier sur simple demande .
Merci de votre fidélité et en avant pour cette nouvelle aventure !


Le BlogMédias



Le nouveau système a été réalisé avec l'aide de Tubbydev

14.09.2007

"Jamais sans mon Nokia"

Dernière mise à jour : 17h20

730caf985656fe86fdafc77a19e0ff13.jpgLa diffamation n’est plus réservée à la seule presse écrite. Sur le terrain de l’information locale, la tension monte. La ville de Puteaux entame son troisième procès contre MonPuteaux.com et Chartres veut mener trois blogs de son agglomération devant les tribunaux. Quand le journalisme citoyen fait l’apprentissage des risques du métier…

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13.09.2007

Le verre à moitié vide

Marie Drucker aime les verres à moitié vide. Deux soirs de suite, la présentatrice du Soir 3 en ouverture de journal, revient sur la fusion Suez-Gaz de France qui voit enfin le jour après plusieurs mois de tractation. L’enjeu est de taille : constituer un pôle énergétique majeur et être en bonne place dans la compétition européenne sur le secteur énergétique.
Qu’à cela ne tienne, Marie Drucker ouvre son sujet par la lecture du communiqué de presse de la CGT qui dénonce l’opération et partant la privatisation de Gaz de France dont l’objectif, selon l’analyse raccourcie de la Centrale, se limite à des économies de charges de personnel. Il faudra attendre la fin du sujet pour connaître de la bouche des dirigeants le détail du projet industriel. Bis repetita : A l’occasion du projet de la réforme des régimes spéciaux de retraite, la même présentatrice toujours très inspirée, lance l’information avec le commentaire de Bernard Thibault qui fait un joli coup de communication au sujet de ce projet gouvernemental, avec ce slogan sportif : « Va y avoir du sport »…Entendez des conflits sociaux à venir. Heureusement que le très pragmatique et réformateur Manuel Valls du Parti socialiste, rétablit l’équilibre en rappelant que « l’allongement de la durée de la vie rend inéluctable la hausse du nombre d’années de cotisations et les régimes spéciaux doivent être alignés sur le régime général ». Un rappel factuel, qui échappe à la démagogie, mais qui arrive une fois de plus en deuxième partie de sujet.

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10.09.2007

Citizen Bizot

df14127363e57038ba67c46a82a44bf3.jpgRadio Nova a annoncé dimanche 9 septembre le décès de Jean-François Bizot, fondateur de la radio et du journal Actuel. Ce grand nom de la contre-culture, qu'il a contribué à faire connaître à travers la presse, la littérature ou le cinéma, s'est éteint samedi à Paris des suites d'un cancer. Il avait 63 ans. Grand reporter, écrivain, patron de presse, éditeur de musique et découvreur de talents, Jean-François Bizot a succombé à la maladie dont il souffrait depuis plusieurs années et dont il avait fait le sujet d'un ouvrage, "Un moment de faiblesse" (2003, Grasset). Il avait lancé le journal Actuel en 1970 avec Michel-Antoine Burnier, Patrick Rambaud et Bernard Kouchner. Il avait également repris la radio TSF, radio de jazz, fondé la radio musicale Radio Nova et était aussi producteur de télévision, réalisateur de documentaires et producteur de disques.

Voici un extrait de son portrait par Frédéric Joignot, journaliste au Monde 2, rédacteur en chef de Blast et l'un de ses amis.

(...)Bizot, cheveux courts, cravate de traviole, insomniaque, campe au journal entre deux reportages, entouré d’une bande de reporters dignes des Monty Python. Yannick Blanc se transforme en Noir et cherche du travail, puis s’inscrit au Front National pour voir. André Bercoff déguisé en émir, rachète les grands crus du Bordelais.

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07.09.2007

Le journalisme : une fiction du réel?

e006db4569a8c88660e203ccf7744cc3.jpgOn a parlé d’images à la Commission européenne. La transition de l’analogique au numérique fascine plus qu’elle n’inquiète ; en témoigne la présentation de ce premier Festival européen des 4 écrans. Télévision, cinéma, téléphone et ordinateur seront réunis pour mettre le numérique au service des citoyens. Du 27 au 29 septembre prochain, toutes sortes d’images vont utiliser les codes de la fiction pour faciliter la compréhension du réel dans un coin de Paris, entre le MK2 Bibliothèque et la Bibliothèque nationale de France. Pour un œil européen…

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06.09.2007

Sortez la tête du canard du sable

Alors que chacun a les yeux tournés vers la vente des Echos et la crise de la presse, une fois encore l'été à été l'occasion d'une desertion en masse des titres "sérieux". Vouloir acheter Le Monde, Libération ou Le Figaro en cette période devient un acte de foi tant la pagination est réduite et les contenus faibles. Finalement, les seuls titres a vraiment faire leur métier ce sont ceux de la presse people. Public, Closer, Voici et autres France Dimanche ont rivalisé d'inventivité et d'offres marketing. Résulats des ventes records. A croire que sur les plages il n'y a pas de place pour autre chose que la poitrine de l'une ou les vacances de l'autre. Paris Match connaît aussi une embellie depuis qu'il semble privilégier à outrance le show sur l'info. Certes les publics visés (et la partie du cerveau désirée) ne sont pas les mêmes, mais on se demandera tout de même pour quelles raisons la presse de contenu abandonne ainsi chaque année la partie. Revenant ensuite sur le terrain mais avec toujours un peu moins de joueurs.

Serge Guérin.

05.09.2007

Marianne : quand la censure sert la promo…

L’hebdomadaire Marianne dont on connaît l’ego surdimensionné s’illustre cette semaine par un bel exemple d’auto promotion. Une pleine page de publicité vend « le film que vous ne verrez jamais à la télévision » avec pour titre évocateur « Présidentielle 2007, Marianne en campagne » dont le DVD sera disponible dans l’édition du 8 septembre. Las, « pour des raisons avouables ou inavouables aucune chaîne, précise l’hebdo, hertzienne ou câblée, ne s’est montrée intéressée par le projet ». Et d’ajouter ce commentaire lourd d’allusion « Bizarre », évoquant ainsi aux lecteurs la possibilité d’une censure du PAF, voire d’un complot ourdi par les puissances médiatico-financières manipulées…devinez par qui ?
C’est bien connu, Marianne qui n’est « pas comme les autres et qui défend chaque semaine le droit de penser autrement » - entendez toute la presse française pense de la même façon du Nouvel Obs au Figaro en passant par Libé ou Valeurs Actuelles - est victime d’un système médiatique autoritaire, de patrons de chaînes à la botte du pouvoir, d’une pensée unique à la solde du grand capital…Se mêlant de tout et aux manettes de toute la société française, Nicolas Sarkozy n’aurait-il pas demander à ses amis des chaînes de boycotter ce film que tout le monde attendait ? Allez savoir…Priver ainsi les téléspectateurs de suivre, dixit le très élogieux critique de Marianne, « nos conférences de rédaction, nos débats internes, nos engueulades… » risque fort de manquer douloureusement à leur culture cathodique ! Allons, revenons sur terre et oublions l’éternel refrain lancinant de la victimisation. Et si tout simplement ce film non événement, prêt quatre mois après la campagne, n’intéressait plus personne…
À l’exception des journalistes de Marianne ?

Alain Barbanel

04.09.2007

Les nouveaux censeurs

medium_censuré.jpgLe conformisme serait-il en passe d’assassiner la liberté d’expression? Robert Redeker, qui a chèrement payé son refus de s’y plier, plaide ici pour le droit de déranger. Y compris cette «société civile», aujourd’hui parée de toutes les vertus...

Voici un texte de Robert Redeker, membre du comité de rédaction des Temps modernes, pour la revue Médias n°12, que leblogmédias avait déjà publié le 27 avril dernier. Ce professeur de philosophie avait publié un texte dans le Figaro le 19 septembre 2006 qui a conduit à la confiscation du quotidien en Egypte et en Tunisie. L'auteur a été menacé de mort et une fatwa a été prononcée à son encontre.

Pendant des siècles, la liberté d’expression fut bâillonnée par des États, des institutions, des Églises. En France, durant les périodes les plus sombres de l’Ancien Régime, l’Église et l’État se donnaient la main pour étouffer toute velléité d’expression émancipée des dogmes. Au XVIIe siècle, Descartes se sentit contraint de ne point rendre publique son approbation des idées de Galilée. En plein XVIIIe siècle, le chevalier de La Barre fut exécuté pour crime d’impiété: il n’avait pas salué le passage d’une procession. Les totalitarismes du XXe siècle — fascismes, nazisme, communismes — ont poussé la guerre contre la liberté d’expression jusqu’à un point encore jamais atteint. C’est au moyen de la lutte contre les formes étatiques et cléricalo-étatiques d’oppression que la liberté d’expression est parvenue à s’installer dans l’histoire. La problématique est-elle la même aujourd’hui que du temps de Voltaire, ou du temps de la séparation de l’Église et de l’État? En nous référant exclusivement à cette histoire, ne courons-nous pas le risque de nous rendre aveugles à certaines mutations des offensives contre la liberté d’expression?

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31.08.2007

Entre affairisme et pouvoir médiatique

e52c7e60de7bf7082b7f36dc70babfe7.jpgArnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire et porte-parole de Ségolène Royal, fait ici l’éloge de « Petits conseils », dernier ouvrage de Laurent Mauduit. Où celui-ci enquête et décortique le « système Minc », emblématique d’un « capitalisme de la connivence et de l’influence ».

C’est un ouvrage édifiant que vient de publier Laurent Mauduit. Édifiant en ce sens qu’il est à la fois particulièrement instructif et de nature à appeler ses lecteurs à la vertu, au courage, à la vigilance. Il s’agit d’une enquête sur le « système Minc » emblématique d’un certain capitalisme bien français : un capitalisme de la connivence et de l’influence jusqu’ici assez installé pour s’affranchir des règles de la transparence que pratiquent depuis longtemps déjà les Anglo-Saxons. Outre la rigueur chirurgicale de l’enquête, la force de la démonstration est dans les liens qu’elle met à nu entre affairisme et pouvoir médiatique. Car s’est bel et bien constituée en France une oligarchie particulière faite de financiers, de dirigeants d’entreprises et de partis, de cadres de l’État et des médias ; Alain Minc en est en quelque sorte l’enseigne la plus visible.

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30.08.2007

« Dans l’affaire Kieffer, je demande le dernier témoin »

Jeudi 23 août dernier, France 3 a diffusé un reportage sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy Andre Kieffer. Certaines interrogations demeurent. Berte Seydou affirme posséder un témoignage crédible concernant cette affaire et c’est donc à ses côtés que les journalistes de France 3 ont foulé le sol ivoirien pour enquêter. Le témoin est connu des services judiciaires français depuis un an et demi et des médias depuis une semaine, au travers de ce reportage. Pourquoi parle-t-il aujourd’hui, à visage découvert ? Avait-on intérêt à le voir témoigner ? C’est dans ce genre d’investigation que la question de l’instrumentalisation des médias peut se poser car ils donnent à leur interlocuteur une vitrine indéniable.

Suite à la diffusion de ce reportage, le BlogMédias est allé interviewer Joseph Tual sur les circonstances de tournage.


29.08.2007

Éloges funèbres

303991227cb1951a0b888f7e8e369d93.jpgC’est un grand classique. La disparition d’une personnalité du monde culturel, artistique ou politique donne toujours aux médias l’occasion d’exercer tout leur savoir-faire en matière de nécrologie. Un genre journalistique noble et généralement réservé aux plumes les plus expérimentées sachant tremper dans le dictionnaire des mots convenus toute l’onctuosité qui s’impose. Comparé à ce coulis d’encensoir qui enrobe ce type d’exercice, une pièce montée couverte de crème pâtissière fait triste figure. La mort de Raymond Barre n’a pas dérogé à la règle. « Un homme libre », « un grand économiste », « un politique au-dessus des partis », « un professeur hors norme »… L’éloge funèbre fut à la hauteur des cinquante années de vie politique traversées par l’ancien ministre de Giscard. Raymond Barre qui appréciait les bons mots mais pas le strass aurait été surpris de lire et d’entendre autant de compliments, comme si toute une vie se résumait à ses succès. Pour un peu, on oublierait le Raymond Barre, ministre de l’Économie qui à l’époque, en bon professeur, prêchait pour l’austérité et le gel des salaires afin de juguler l’inflation, ayant contre lui la France entière. Sans effacer non plus quelques déclarations de fin de vie au relent antisémite qu’il convient, disons, de mettre sur le compte des années. Bref, comme le disait François Mitterrand qui parlait en connaissance de cause, « dans la vie rien n’est blanc ou noir, tout devient gris ». Autrement dit, le parcours d’une personnalité ne se réduit pas qu’à ses belles actions et le fait de rappeler certaines ombres donne aussi plus de relief à un personnage. Et arrêtons de nous faire croire qu’il suffit d’être mort… pour être parfait !

Alain Barbanel

27.08.2007

Mumia Abu-Jamal," la voix des sans-voix"

82d654f373edee443cfd8497d03b2f12.jpgMumia Abu-Jamal, journaliste et activiste politique, vit dans un couloir de la mort aux États-Unis depuis plus de vingt-six ans. Il a été condamné à la peine capitale pour le meurtre d’un policier, dont il a toujours nié être l’auteur. Depuis sa cellule, il a répondu — par écrit — à nos questions sur son travail de journaliste et ses relations avec les médias.

Entretien réalisé par > Jean-François Julliard
Photo > Droits réservés

Vous étiez surnommé « la voix des sans-voix ».
Ce n’est pas moi qui ai choisi ce surnom. Ce sont les journaux locaux qui ont commencé à l’utiliser peu de temps après le 9 décembre 1981. Il symbolise mon travail aux côtés des communautés noires et radicales qui, habituellement, n’étaient pas traitées de manière impartiale par les médias traditionnels. Je m’occupais notamment des affaires concernant le groupe Move, les arrestations de ses membres, les incarcérations, etc. J’ai interviewé beaucoup de prisonniers pour des radios locales affiliées à la National Public Radio [NPR, réseau non lucratif de diffusion de programmes radiophoniques]. J’ai aussi couvert d’autres événements, dont beaucoup étaient liés aux mouvements radicaux. J’utilisais souvent les informations de la radio des Nations unies, auprès de laquelle j’étais accrédité et qui avait une bonne couverture locale des mouvements de libération actifs dans le tiers-monde.

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24.08.2007

Un dossier relancé?

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Photo : Pierre Payan

Un reportage de France 3 a permis d'avancer dans l'enquête sur la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Il a été enlevé le 16 avril 2004 par un commando sur un parking de supermarché du centre d'Abidjan, alors qu'il avait rendez-vous avec Michel Legré, beau-frère de Simone Gbagbo, l'épouse du président ivoirien. Il n'a plus donné signe de vie depuis.

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22.08.2007

L'éclipse

9b2bc117ff2ae16f8e720e4587bcff00.jpgOn nous avait prédit, il y a deux ans, l’apocalypse finale avec la grippe aviaire, des tsunamis à répétition aux quatre coins de la planète… et voici arrivé le temps de la crise financière, avec la menace d’un crack boursier modèle 1929.
Au grand désarroi de nos prévisionnistes – et heureusement pour l’humanité –, les catastrophes prévues font souvent l’effet d’un pavé dans la mare. Après le bruit médiatique, réglé en principe sur 48 heures, s’installe l’éclipse.
Cette capacité qu’ont les médias à ne pas donner suite à un événement jugé pourtant capital. Manque d’informations, de moyens, de curiosité, de professionnalisme ? Nous, lecteurs attentifs, nous aimerions en savoir plus.
Las, contentons-nous de la vraie vie. Cécilia Sarkozy qui ne répond pas à l’invitation des Bush – mais qui fait du shopping –, les bouchons des retours de vacances…
Circulez : y a rien à voir.

Alain Barbanel

21.08.2007

Internet : un média alternatif?

Sachant que ce billet sera publié après que vous n’arriviez au bureau, ne tapiez sur votre clavier vos habitudes matinales et qu’il ne traite ni de l’affaire Evrard, ni de l’ouragan Dean, ni même de la rentrée de Nicolas Sarkozy, sa pertinence « googlienne » n’est pas très grande. Ne vous y attardez pas.
L’impertinence est ce que beaucoup de journalistes mettent en avant et ce que le lecteur rechercherait. Pour le nouveau rédacteur en chef Google, l’impertinence est un simple manque de référencement et non une information « alternative » ou même intelligente. A travers Google News, le moteur de recherche est devenu directeur d’une ligne éditoriale. Depuis le début du mois, il est possible, aux Etats-Unis, de commenter les informations qui y sont publiées. Mais ces commentaires sont sélectionnés. Google est devenu autre chose qu’un algorithme. Pourtant, c’est toujours lui qui définit l’information.

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20.08.2007

Technitrax

cf152bb8ae3025e00c634b6ee354e3dd.jpgLa culture est-elle un bien comme les autres? L'acquisition du magazine Trax par la rédaction de Technikart prouve que la question n'est pas tant celle-ci que "la culture se vend-t-elle encore?"
A l'ère du tout gratuit, des magazines comme ces deux-là se sont faits sans moyen, à la force du répondant et du répondeur. Benoît Carretier, l'ex-rédacteur en chef adjoint de Trax, affirme que "l'argent est aujourd'hui dans les soirées" que les magazines peuvent organiser. En matière de musique électronique, le CD que l'on vend avec le magazine est une "carte de visite". C'est pour cela qu'ils sont indissociables.

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17.08.2007

Faisons un rêve!

761d5b98edc054e912ab0c6d79de5a76.jpgImaginons un monde meilleur où les hommes politiques ne seraient jamais invités en vacances chez des amis milliardaires, où le Président de la République louerait, pour l'exemple, sa propre maison dans la New Hampshire, facture publiée dans la presse à l'appui, où chaque puissant, quels que soient son grade et sa fonction, ne bénéficierait pas d'avantages en nature, de passe-droits, de gestes amicaux à 30 000 dollars la semaine.

Imaginons un monde meilleur où les médias, grands donneurs de leçons sur le train de vie de nos élus, prennent le temps de mettre en perspective les vacances de Nicolas Sarkozy avec celles, tout aussi luxueuses, de Jacques Chirac à l'Ile Maurice, de François Mitterand, à l'époque, dans le fastueux hôtel de Louxor, sans oublier le chalet de montagne à Courchevel de Giscard, qui n'avait rien d'un mobil-home.

Imaginons un monde meilleur où les journalistes nappés dans leur probité intellectuelle, blanche colombe irréprochable, se mettent à refuser voyages de presse touristiques en famille contre échanges d'articles, cadeaux en tous genres, voitures de presse pour leurs congés, billets d'avions et autres falbala... Un monde honnête, égalitaire, transparent, presque invisible. Le monde imaginaire d'Aldous Huxley transformé pour de vrai par Olivier Besancenot. Vous n'auriez pas un billet pour les Seychelles?

Alain Barbanel

16.08.2007

Les journalistes et leur penchant pour l'architecture...

cd2fcad253c1e835f9b986a2be35cc6a.jpg"Karl Rove, qui lui écrivait ses textes, quitte Georges Bush"

Le plus fidèle conseiller politique de Georges Bush est parti en retraite lundi dernier. Dans son article l' annonçant, Paul A. Gigot du Wall Street Journal débutait ainsi : "C'est le temps du doute chez les Républicains ; le Président Bush reste engagé dans une guerre impopulaire, le Congrès est en opposition et la campagne présidentielle de 2008 s'annonce difficile. Mais ne le dites pas à Karl Rove, l'alter ego politique de Mr. Bush, qui a même préparé sa démission de la Maison Blanche après six ans et demi de bons et loyaux services.". Depuis lundi, le traitement de cette information par les médias fait débat. Un confrère de Paul A. Gigot d'Associated Press relève en effet que ce "scoop" n'a pas été traité en première page du WSJ ni même dans les pages "news" mais bien en "opinion". La différence? La preuve que Karl Rove, "l'Architecte" selon Georges W. Bush, sait y faire avec les journalistes. Les auteurs des éditoriaux ne sont pas les mêmes que ceux des reportages et des nouvelles données dans les pages "news". Ils n'ont donc pas obligatoirement les mêmes informations. Les journalistes du Journal reconnaissent eux-mêmes qu'il y a un "mur" entre eux.

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14.08.2007

Concentrez-vous...

f323567bb5a0f885bb6878752c085ca2.jpgNouvelle concentration dans la presse quotidienne régionale fançaise ; le groupe Hersant Médias (GHM) a racheté les titres du Sud-Est du groupe Lagardère. La Provence, Corse Matin, Var Matin et Nice Matin appartiennent aux héritiers de ce puissant patron de presse du vingtième siècle. La presse régionale a longtemps fait figure de zone de prospérité car sa diffusion augmentait. Entre 1980 et 2003, Le Télégramme de Brest (qui résiste encore et toujours à l'envahisseur Ouest France) a augmenté sa diffusion de 11,3%. Mais cette apparente santé cache une tendance à accepter le monopole depuis une trentaine d'années, qui se traduit de fait pas des pertes de lecteurs car "leur" titre n'existe plus ou les stratégies éditioriales ne sont pas couronnées de succès. Le bilan Hersant n'est d'ailleurs pas très probant... Le Progrès de Lyon a perdu 32% de sa diffsuion entre 1980 et 2003, le Dauphiné Libéré 25% et La Voix du Nord, rachetée en 2005 par le belge Rossel, 20%.

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Bye Bye la menace Internet?

3676a66101907b8d08e297da5ba571a8.jpgFini le temps où Internet annonçait la fin de la télévision et mettait la presse au bord du gouffre… Non seulement Internet « complète » mais Internet « stimule ». Une étude londonienne de l’office britannique de contrôle de la diffusion de la presse (ABC) montre que les versions en ligne des journaux sont considérées comme une source d’appoint plutôt que comme remplacement d’une version imprimée traditionnelle. Pour les Français de Médiamétrie, Internet « stimule » même la consommation des autres médias. Le Figaro rapporte que « les médias classiques sont toujours autant consommés, à hauteur de 89% pour la télévision, 80,5% pour la radio et 79,8% pour la presse. Cela n’empêche pas Internet de progresser, puisque 35% des Français de 13 ans et plus entrent en contact avec le Web sur un jour moyen ». Il paraîtrait aussi qu’Internet reviendrait vers le papier
Comment expliquer cet enchevêtrement ?

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13.08.2007

Une "nouvelle ère" pour le Nouveau Monde?

"Un Maverick en Europe" selon BusinessWeek, un homme qui cherche à accroître son propre profit sans servir ceux de l'Union Européenne. Suite à l'"affaire libyenne", les médias ont été nombreux à révéler l'esprit calculateur et manipulateur de notre Président. Aujourd'hui qu'il déjeune avec Georges Bush, on leur donne l'aspect de deux compères qui, après avoir répondu aux questions des journalistes, mangent un hamburger ensemble. The International Herald Tribune reprend une dépêche d'AP qui relate cet après-midi d'été, sous différents titres : "Bush et Sarkozy veulent améliorer leurs relations" ou "un repas simple qui symbolise beaucoup". Au mois de juin dernier, dans un article de Foreign Affairs, Sophie Pedder, la rédactrice en chef du bureau de The Economist à Paris, relevait déjà l'intérêt inhabituel que sucitait l'élection présidentielle française aux Etats-Unis. Samedi, le Washington Post parlait donc d'une nouvelle ère, celle où l'on est fier d'être Américain et où l'on se rencontre entre amis. En deux heures et demi, une nouvelle diplomatie se serait bâtie...

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10.08.2007

Rubrique "médias" : l'art de se faire des ennemis

12d127de9c37ebd93cdaca594d814e46.jpgOù il apparaît que, si les rubriques « médias » se sont multipliées dans la presse, elles sont de plus en plus difficiles à tenir. Ne pas compter sur la confraternité, et se méfier de l’intox caractérisée.

Texte > Patrice Lestrohan
Illustration > Laurence Le Piouff

Quand, à l’automne 1981, j’ai commencé à écrire et à enquêter sur les médias pour Le Quotidien de Paris (revu et modifié, le Libération nouveau avait lancé le mouvement et la chronique six mois plus tôt), l’époque était effervescente : conséquence directe de l’élection de Mitterrand au printemps, les trois chaînes publiques, les seules qui avaient droit à l’existence d’ailleurs, changeaient à l’occasion de programmes, plus sûrement de dirigeants. Les nouveaux promus n’avaient de cesse qu’ils ne se répandent sur leurs projets, nécessairement mirifiques et les bannis sur leur malheur, évidemment injuste.

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09.08.2007

Plus de redevance au service de la culture?

0b0234118b9f76ad1c5b7f4886131e1b.jpgPatrick de Carolis, PDG de France Télévisions, vient de jeter un pavé dans la mare de son ministre de tutelle, Christine Albanel, en réclamant plus de moyens pour les chaînes de service public. Au programme : une coupure publicitaire supplémentaire dans les émissions de divertissement et une augmentation de la redevance. Objectif avoué : donner plus de ressources à la production française.

Nul doute que l'intention est noble, mais au regard de la piètre qualité des programmes du service public de l'audiovisuel qui emboîte systématiquement le pas à TF1 pour faire de l'audience, la méfiance reste de mise. Comparé à certains reality-shows ou talk-shows diffusés en prime-time sur la chaînes de service public, Intervilles fait figure d'émission culturelle. "La culture doit être davantage présente dans les programmes" réclament ensemble Nicolas Sarkozy et François Fillon dans une lettre de mission adressée à Christine Albanel. L'avenir dira si la pratique suivra les bonnes intentions. Mais pour l'heure, contentons-nous d'Intervilles...

Alain Barbanel.

08.08.2007

Les Jeux en public

Alors que l'on se demandait hier où la championne Laure Manaudou allait s'entraîner à un an des Jeux Olympiques de Pékin, l'association Reporters sans frontières se trouvait sur le pont d'Arcole pour dénoncer les dérives de la Chine dans le domaine des droits de l'homme. Les "menottés" ne sont pas contre les Jeux Olympiques mais, selon Robert Ménard, le secrétaire général de l'association, "il faut leur gâcher la fête". Car,le gouvernement chinois veut accaparer les esprits en cultivant l'enthousiasme à travers le slogan "One dream, one world". Dès ce matin, les journaux gouvernementaux titraient "le compte à rebours" ou encore "la Chine s'oppose à la politisation des JO"... Pour RSF, la Chine reste la plus grande prison du monde pour les journalistes et les internautes. L'organisation Amnesty International se mobilise également dans la lutte pour les droits de l'homme en Chine. Des actions ont lieu dans le monde entier aujourd'hui afin de sensibiliser le public à la situation.



07.08.2007

Laure et LaPresse

0fb0557e829ace47b91787e02d726880.jpgLaure Manaudou aurait été "manipulée" et "abusée" par le club italien LaPresse Nuoto dont elle a été licenciée hier, dans le cadre d'un contrat relatif à son droit à l'image. C'est ce que la nageuse aurait affirmé à son père dimanche. Le club aurait essayé de lui faire signer un contrat dans lequel elle devait céder une bonne partie de se ses droits à l'image ainsi que des parts de la société Swimming Dream dont elle était gérante jusqu'en juin dernier. Le propriétaire du club de natation italien n'est pas moins qu'une agence de photos, LaPresse, qui tire l'essentiel de son chiffre d'affaires de cette activité. Son avocat, Maître Didier Poulmaire, a déclaré qu'il ne pouvait rien dire ; "secret professionnel" oblige.

Effigie de Lancel et protégée de François Pinault, Laure Manaudou n'hésite pas à afficher sa vie privée et nous communiquer ses états d'âme. Elle a même boycotté télés et radios lors des championnats d'Europe de 2006. Il faut dire que l'année dernière, les journalistes n'avaient pas été tendres avec ses performances. Laure Manaudou a toujours été un personnage privilégié des médias : jeune, talentueuse, ambitieuse et très sociable, elle est la sportive préférée des Français. Voyez plutôt l'étonnement de ce nageur américain face à l'attitude de Swim News et d'Eurosport quand, le 9 mai dernier, elle a annoncé son intention de quitter la France pour l'Italie. Ce matin, son site Internet ne fait pourtant mention de rien (et son agenda certifie même : "pas d'événement prévu pour ce mois"). Mais le club italien nie toute proposition de contrat.

06.08.2007

L'intimité au creux des vagues

En cette période estivale durant laquelle les magazines dits "people" connaissent de beaux jours sur les plages françaises, le BlogMédias s'est intéréssé à la notion de vie privée. En matière de droit à l'image, le droit français est très strict par exemple. Il régit non seulement le droit à chacun sur sa propre image mais aussi sur celles des biens dont il est propriétaire. Devant la recrudescence de procès auxquels les médias doivent faire face, la loi a établi des grandes lignes. La séparation entre vie publique et vie privée est claire. La notion d'intimité l'est moins.

Oui, les vedettes sont protégées contre toute reproduction de leurs photographies ne respectant pas leur vie privée. Mais les tribunaux considèrent comme licites les photos d'actualité qui répondent au besoin d'information du public et il est également possible de filmer une personnalité dans l'exercice de ses fonctions. Les photos de jeunesse de Rachida Dati répondaient-elles à un besoin d'information du public?

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03.08.2007

Vérité et politique

Carte blanche à... Edwy Plenel
"Vérité et politique" est un texte paru dans la revie Médias n°13


En partant d’un vers de René Char — « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament » —, Hannah Arendt s’est engouffrée dans « la brèche entre le passé et le futur ». C’est ainsi qu’elle nomme le lieu de la pensée critique, son espace, son territoire : entre ce qui fut et ce qui vient, ce point de rupture qu’est le présent. Autrement dit, la matière même d’un métier a priori fort éloigné de la philosophie, le journalisme. Tel est le point de départ du livre que je tiens pour l’essai le plus actuel de l’auteur des Origines du totalitarisme. Et dont je ferais volontiers le livre de chevet de tout journaliste.

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02.08.2007

Pourquoi ils ont vendu Dow Jones...


Denis Berman, journaliste au Wall Street Journal

Traduction : "Rupert Murdoch et le groupe News Corp ont apparemment le contrôle de Dow Jones, le propriétaire du journal pour lequel nous réalisons cette vidéo. La famille Bancroft, qui contrôle Dow Jones, a accepté l’affaire pour environ 30% de ses parts tout en sachant que cela suffisait pout approuver l’offre de Murdoch.
Pourquoi ? Certes, nous avons eu l'image d'une famille déchirée au sujet de cette histoire : 2 des 3 branches de la famille s’y sont opposées. Mais les parts, les actions et les vieux administrateurs ont eu raison de leurs disputes et ont rassemblé les 38% de voix nécessaires.

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01.08.2007

L'affaire Clearstream : le rebondissement de l'été

L'affaire Clearstream sera donc le feuilleton de l'été. A peine rentré de ses vacances de Tahiti, Dominique de Villepin a été entendu par les juges. Une nuée de journalistes attendait l'ex-Premier ministre à la sortie de son audition pour l'entendre s'expliquer sur les conditions de sa mise en examen pour "dénonciation calomnieuse". L'information, comme un brasier, s'est vite propagée à tous les médias, qui en ont fait leurs choux-gras en lui consacrant l'ouverture des journaux audiovisuels et la Une des quotidiens et hebdos. Bien au-delà de l'hexagone, Dominique de Villepin sucite aussi l'intérêt de la presse européenne et internationale. C'est le complot français de l'instant.
Soit notre pays n'a pas l'exclusitivé des affaires, mais tout de même, remarquent la plupart de nos confrères étrangers, entre les diamants de Bokassa de Giscard, l'affaire du Rainbow Warrior ou celle du Carrefour du développement, notre république, au sommet de l'Etat, collectionne les bourdes. Un quotidien portuguais fustige même l'attitude de nos hommes politiques qui se comportent "comme de vilains garnements" finissant toujours par se faire coincer la main dans le sac.
Une chose est certaine : quelle que soit l'issue de cette histoire de corbeau et de renard, le mal est fait et l'image de la démocratie à la française n'en sortira pas grandie hors de nos frontières.

Alain Barbanel


Clearstream
envoyé par deep


Je balance mon portable

6459ab1a740c019d138045aaaa36f25e.jpgLes pieds dans l’eau au bord de la piscine. J’y vais ou j’y vais pas ? Pas dans l’eau. D’abord, elle est un peu frisquette – je vais finir par regretter la canicule, tant pis pour les morts… Non, acheter le journal ou rester ici. J’ai un peu honte. Si je me laisse aller, je vais finir comme Jack. Un coup dans l’eau, un coup au soleil. Une vie de batracien. C’est vrai, vous ne pouvez pas comprendre : Jack, c’est le nom de la grenouille qui nage avec moi, tous les jours, ici dans la piscine. Au fait, pourquoi Jack ? C’est une idée de Théophile, mon grand garçon. Il connaît Jack Nicholson, Théophile ? Il a vu le premier Batman, c’est vrai. Ah non, ça doit venir de Jack L’Eventreur ! A force de parler de notre voisine qui a estourbi trois ou quatre de ses maris, ça a dû lui donner des idées à Théophile.

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31.07.2007

"Carpet Bombing" et omniprésence

4932ae4c019e8032da507e11c2034bad.jpg« Hypermobilité vibrionnaire », « coup d’éclat permanent », « omniprésence calculée », « saturation médiatique»… Les formules ont fusé en ce début d’été et rivalisé pour dénoncer l’omniprésence de la parole présidentielle dans les médias. Une critique qui s’exerce selon deux registres : le premier renvoie à la manipulation des journalistes. On nous explique que la logique d’intervention de Nicolas Sarkozy « est celle de la saturation des médias : ne jamais donner l’impression d’être absent sur un sujet d’actualité quel qu’il soit. Qu’il s’agisse de l’enterrement de Jean-Claude Brialy, d’un fait divers sanglant ou d’une catastrophe naturelle, le président a quelque chose à dire, le président s’exprime, le président le montre.»(1). Et que cette saturation médiatique « s’apparente à ce que les militaires appellent le « carpet bombing », le tapis de bombes… ». Autrement dit, en multipliant ces interventions, le président bombarde littéralement nos journalistes qui n’ont plus le temps nécessaire et suffisant à l’analyse et à la critique. « Il se sert du rythme des médias les plus rapides pour asphyxier les médias les plus lents, qui sont ceux de l’analyse ». Depuis qu’il est au pouvoir, Nicolas Sarkozy se croit donc en Irak, livre une guerre sans merci aux médias et empêche nos journalistes de penser. Surprenante lucidité d’experts ! La métaphore militaire du plus éculé des fantasmes : la manipulation permanente des médias.

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30.07.2007

Que les crocodiles sèchent leurs larmes!

08fa0c544c62b88091d15eb2c7d73a58.jpgLe Tour de France se termine et l'on a vu les larmes de crocodiles de différents médias sur la question du dopage. Libération a voulu se distinguer en décidant de ne plus donner les résultats sportifs, tandis que la TV allemande pliait bagages.

Rappelons quelques petits faits :
1-le Tour de France, comme l'ultra grande majorité des compétitions modernes, a été créé par la presse (L'auto pour ce qui concerne le Tour).
2-Ces